Une union qui roule. Pour monter en grade, les arbitres doivent être performants à chaque rencontre. "Il y a un vrai classement des arbitres, on nous juge tout le temps". Premier match en Division 1 en 1998. Premier match international, chez les jeunes, en 2000. Première finale internationale en 2004, en championnats du monde espoir. Et premier match international senior cette semaine, à Nîmes, au Mondial. "Tout s'est bien passé pour une première. On s'attendait à un match serré entre la Hongrie et le Japon, mais pas à ce point".
Pas de crise de ménage. Sur le terrain, les tâches sont bien réparties, surtout dans les zones d'influence. "On encadre le jeu en diagonale, on arrête le jeu au premier coup de sifflet". Chacun sait ce qu'il doit faire. La difficulté, c'est de rester lucide: "Le hand est un sport de contact qui se joue en peu d'espace avec beaucoup de joueurs. Ca va très vite." Difficile de ne pas faire d'erreur.
De la difficulté d'être jeunes. "Nous faisons partie d'une nouvelle génération d'arbitres. On est aussi compétents que les autres, mais les bancs et les joueurs nous respectent parfois moins que nos aînés", regrette Laurent. Le duo risque de se retrouver à Beauvais pour la Coupe du Président. " Il y a deux autres arbitres français, plus expérimentés. Ce sont eux qui iront en poules finales". La prochaine fois, sans doute, ce sera pour eux.


Chabala surplombant Gerland, qu'elle a conquis par son enthousiasme. 







