Bienvenue à tous!

On vous avez dit que Rock'Hand'Roll suivrait les moindres pas des joueuses.

Pour le tour principal du Mondial, elles ont changé d'endroit, et nous aussi.
Désormais, vous pourrez suivre les coulisses de la compétition à une nouvelle adresse, http://rockhandroll.blogs.liberation.fr/. Pour les fénéants, voici le lien:
Rock'Hand'Roll

A tout de suite pour de nouvelles aventures!




C'est parti!
Les joueuses suent, les organisateurs paniquent, les journalistes bavardent. D'autres sont déjà plongés dans le feu de l'action. Comme Chabala, la mascotte, en vadrouille depuis des mois. Ou nous, plus modestement, qui couvrons l'événement depuis les bancs de touche.
92 matches en quinze jours. Et autant d'à-côtés. Portraits, reportages, échos, interviews, vidéos et podcasts...
Découvrez nos rubriques sur les dessous du Mondial féminin:
-Rythm'n Bleues, l'actualité de l'équipe de France.
-World Music, les nouvelles du reste du monde.
-Les groupies, du côté des supporters
-Solo, les plus beaux gestes du Mondial
-Chabalabala, ou connaitre la mascotte en long et en large
-Toute la gamme, les règle et les coups du handball
-Backstage, les coulisses de l'organisation
-Roadies, l'entourage des joueuses
-Playlist, l'univers musical du Mondial
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jeudi 6 décembre 2007

La carotte et le verre de lait

Visite impromptue cette nuit à l'hôtel de la Frauschaft. Les joueuses allemandes ont retrouvé sur le pas de leur porte friandises, bonbons et chocolats. C'est Saint Nicolas qui est passé par là, accompagné de son âne friand de carotène et de lactose.
L'ennemi numéro un du
Père Fouettard est très populaire outre-Rhin, mais aussi en Belgique, au Pays-Bas, dans le Nord et l'Est de la France. En prime, l'ecclésiastique bonhomme rouge leur a laissé un DVD du championnat d'Europe 2006. Les Germaniques y avaient fini quatrièmes...

L’ours, la gazelle et le légionnaire….

Parlons un peu de la Hongrie, de ses joueuses, de ses hommes et de ses coutumes. Si la magyare, à l’image d’Anita Gorbicz, est réputée pour sa beauté et ses dons sportifs manifestes (ci-dessous), le magyare, lui, se révèle brute et bourru. Jalousie masculine ? Pas sûr…


Reprenons depuis le début. La Hongrie arrive à Nîmes. Favorite du groupe B, elle est attendue de pied ferme par les légionnaires du coin, visiblement émoustillés de voir leurs compatriotes s’ébattre sur le terrain. Mise en jambe contre le Japon, on déroule contre le Congo et on assure contre l’Espagne. Voilà le programme d’Andras Nemeth, l’entraineur national. Mais concrètement, ses joueuses se font peur contre des surprenantes Japonaises, souffrent face aux Congolaises et se font accrocher par les Espagnoles. C’en est trop pour notre Hongrois à la carrure plantigrade. De près, ce sont surtout ses mains qui frappent l’esprit. Des pattes d’ours, sans faire injure à ses voisins slovènes. Sans doute pour attraper des saumons en vacances.


Au fil des jours, notre coach se renferme, comme s’il n’arrivait pas à attraper son pot de miel. Le soir du premier match, il regrettait que ses joueuses n’aient pas joué « le match en entier ». A contempler ses yeux noirs, plus grizzli que Winnie, on se prend à remercier le ciel de ne pas faire partie des handballeuses sous ses ordres. Le second soir, il espérait juste que ses protégées pourrait jouer « cette fois-ci jusqu’au bout », non sans égratigner au passage l’arbitrage : « Je n’ai pas vu le même match que les arbitres ». Personne ne moufte, surtout pas les accusés : deux mètres au garrot, des chaînes en or qui pendent partout où c’est possible, ça calme tout de suite. Renseignement pris, elle n’a pas l’air d’avoir que des amis, notre bestiole. Les journalistes hongrois « n’aiment pas dire du mal des gens, mais c’est un connard. Un gros connard, même. »


Vient l’apothéose, le match contre l’Espagne. La furia ibérique contraint les Hongroises à concéder le match nul. Une contre-performance, assurément. M. Nemeth arrive en conférence de presse avec dix minutes de retard. Le coach espagnol, « muy feliz », est déjà en train de répondre aux questions. L’assistant hongrois, aussi commode que son patron, l’interrompt : « Vous pouvez nous laisser faire notre déclaration ? Pourquoi vous répondez aux journalistes? C’est d’abord aux entraineurs de parler et après c’est les questions. Ca fait vingt ans que ça marche comme ça». Silence gêné. Connivence anti-magyare: « Allez-y, faites- la votre déclaration ». Va-t-il démissionner ? Part-il hiberner? « Nous n’avons pas bien joué et nous ne méritons pas de gagner. » Cinq secondes, une phrase. « Des questions ? » Oui. « Comment va se passer pour vous la suite de la compétition ? ». Il lève un sourcil, baisse le menton et lâche un grognement : « Je ne suis pas devin. D’autres questions ? » Une dernière, peut-être : « ça vous fait quoi d’avoir gagné le prix citron ? »










La meilleure joueuse angolaise va raccrocher fin janvier

C’est une info rock’hand’roll. L’arrière star des championnes d’Afrique, Marcelina Kiala, qui joue actuellement au Petro Atlético Luanda (un club de la capitale angolaise) a décidé de mettre un terme à sa carrière en janvier, juste après le championnat d’Afrique des Nations, qu’elle disputera à domicile : « Je n’ai plus la même envie, mon rêve n’est pas de jouer jusqu’à 32, 33 ans. Je mène des études de droit en parallèle, je travaille dans une banque, et avec le handball, je n’ai plus beaucoup de temps pour moi. » Même si elle est convoitée par une équipe européenne à la fin du mondial, la buteuse angolaise, passée par Dijon entre 2001 et 2003, assure qu’elle ne reviendra pas sur sa décision. Elle n’envisage pas de poursuivre dans le monde du hand.

mercredi 5 décembre 2007

Katsuhiko Kinoshita, comme ça se prononce

Il fallait entendre le speaker de la salle Steredenn, à Saint-Brieuc, s’embrouiller au moment d’énoncer le nom de l’entraîneur de l’équipe d’Australie. Un régal. Lors du tour préliminaire, le coach s’est appelé tour à tour "Katuhiko Kinotshika" et "Katsushiko Kinotisha". C’est pour éviter ce genre d'accidents que Katsuhiko Kinoshita se fait appeler "Katsu".

C’est pourtant pas difficile à dire, Katsuhiko Kinoshita.
Katsuhiko Kinoshita.
Katsuhiko Kinoshita.
Tiens mais au fait, Katsuhiko Kinoshita, ça ne sonne pas exactement australien...
En effet(1), Katsu n’est pas un "Aussie". Et ce Japonais de 35 ans n’aurait jamais dû se retrouver à Saint-Brieuc ces trois derniers jours, ce qui aurait bien arrangé le speaker de la salle Steredenn.
(1) l’art de la transition est l’une des premières leçons enseignées à l’école de journalisme.

C'est tellement cool, un entraîneur qui vous reçoit en schlaps

A la base, le truc de Katsu, c’était le ballon ovale. A 19 ans, il a donc quitté son Japon natal pour le pays où le rugby est une religion, et fait ses premières armes à l’aile, au sein de l’équipe universitaire de Brisbane. Deux ans plus tard, un ami japonais en Australie le convainc de se mettre au handball avec lui. Katsu attrape le virus, progresse, et quelques mois plus tard, se retrouve propulsé entraîneur de l'équipe de l'Etat du Queensland.

L'été dernier, la fédération australienne lui propose le poste d'entraîneur-assistant de l'équipe nationale féminine. Quelques jours avant la démission, toujours inexpliquée, de l'entraîneur en place, Jacob Vestergaard. Quelques jours, surtout, avant les qualifications de la zone Océanie pour le championnat du monde en France. C'est donc Katsu qui s'y colle. Et remplit parfaitement sa mission, qualifiant pour le mondial des joueuses qu'il connaît à peine.

Bon, le bilan des Australiennes à Saint-Brieuc n'est pas fantastique :
3 matchs, 3 défaites, 106 buts encaissés, et un ticket pour Plaisir et l'alléchante "Coupe du président".

Mais l'objectif de Katsu et ses filles était bien d'engranger de l'expérience aux côtés de grandes nations telles que la Russie ou le Brésil. C'est fait. Avec, en prime, les encouragements d'une haute autorité du hand féminin, l'entraîneur russe Evgueni Trefilov. De son côté, le coach macédonien Ljubomir Savevski a assuré qu' "avec son style de jeu, l'Australie progresse et finira par obtenir des résultats."

Un bel hommage à la "Katsu-touch", un jeu à base de passes ultra-rapides, redoublées ou feintées. Une manière de se transmettre la balle qui n'est pas sans évoquer le rugby, de l'aveu du technicien lui-même.
C'est vrai, au départ, le truc de Katsu, c’était le ballon ovale.
Henri Seckel

mardi 4 décembre 2007

Des tigresses un peu tendres


22 ans de moyenne d’âge, statut d’amateur, au pays du football roi les handballeuses sud-américaines n’attirent pas les foules. « Chez nous, le hand n’est pas populaire : il arrive loin derrière le football, le basket et le volley, qualifiés pour les JO, ainsi que le hockey et le rugby, le sport qui monte », déplore Carlos Melillo, le coach argentin.

Bien que tous les élèves pratiquent le handball en masse à l’école primaire, ils le délaissent par la suite et la ligue fédérale ne comptent que 60 000 joueurs. Six fois moins qu’en France par exemple. La raison ? Le manque de structures. A Buenos Aires, la capitale qui compte 8 millions d’habitants, il n’y a qu’un seul terrain aux normes ! Et les 14 équipes du championnat amateur doivent payer de leur poche pour s’entraîner et financer leurs déplacements.

Aujourd’hui, l’objectif des tigresses argentines est de suivre l’exemple de leurs voisines brésiliennes. Grâce à l’investissement de l’Etat, l’équipe de hand a su s’imposer dans la hiérachie mondiale (7e aux championnats du monde 2005). « Il nous faut encore cinq à dix ans pour y arriver, confie Daniel Zeballos, le directeur technique albiceleste. Nos filles ont commencé chez les juniors, puis elles progressent ensemble : on était 24e, 22e, puis 20e en 2005. Cette année, on veut essayer de grimper encore. »

Une victoire face aux Kazakhes cet après-midi, leur permettrait d’y parvenir. « L’équipe commence à avoir une identité, désormais il faut arriver à tenir le rythme sur tout le match. » Avant d’égaler les pumas du rugby et les lionnes du hockey argentins, les tigresses doivent donc encore s’endurcir.

Un roumain sauce congolaise

Qui a croisé Gheorge Ionescu s'en rappelle. L'entraineur roumain de l'équipe du Congo en impose. La voix qui porte, les yeux qui transpercent, les paroles qui se mélangent. Car Gheorge manie les langues avec polyglottisme. Quand il répond aux questions des journalistes hongrois, posées en anglais, il sort un dialecte de son crû, un tiers français, un tiers anglais, un tiers roumain. Il en parle tellement, des langues qu'il s'y perd. Yougoslavie, Roumanie, Russie... Il a écumé toute l'Europe de l'est avant de se retrouver sous les baobabs.


Mais là ne réside pas l'intérêt essentiel du personnage. Le mieux, ce sont ses rapports avec les Congolais. Il ne mâche pas ses mots: "Comment voulez-vous vous préparer quand les joueuses se réunissent deux jours avant le Mondial, sans aucune préparation?" s'emporte-t-il dimanche à Nîmes, après le match contre l'Espagne. La congolaise Aurelle Itoua confirme: " On ne se connait pas entre joueuses, c'est dur de défendre."



La délégation congolaise en impose également. Presque plus d'officiels que de joueuses. Tous prompts à jouer les coaches. Pendant le match contre la Hongrie, perdu lui aussi, on entendait le rang congolais crier depuis les tribunes: il voulait le remplacement de la gardienne. Hier contre le Japon, un militaire en uniforme, passait son temps à parler aux joueuses. Qui lui répondaient d'un pouce levé. Cause toujours je t'écoute... Cinq minutes plus tard, le gradé s'en prend au roumain: "Tu fais n'importe quoi! Fais gaffe!" Gheorge s'est retourné, et d'un geste vif, plutôt clair, il répondit.

Viennent ensuite les journalistes du pays. Plus nombreux à eux seuls que les Espagnols, que les Japonais et les Hongrois réunis. Dimanche, lors de la conférence de presse, ils n'ont pas hésité à mettre en doute le coaching du Roumain. On n'a pas vraiment compris ce qu'il a répondu. Mais il devait y avoir à boire et à manger... Et après la victoire, surprise, des Congolaises contre le Japon, on s'attendait à les voir aussi heureux que les joueuses, qui transformaient au même moment les vestiaires nîmois en fête du village. C'était mal les connaitre: une seule question, à l'entraineur japonais... et rien pour le vainqueur du jour! En partant, Gheorge, déconfit, confie aux journalistes français: " Vous avez vu? J'espère que vous écrirez ce que je vis avec eux..." C'est chose faite.

Silence radio chez les Roumaines

C'est un peu la bête noire des journalistes. Gheorghe Tadici (photo), dit "Tadici-pacha", le coach des joueuses roumaines, veille au silence de ses troupes. A la question de savoir pourquoi les entraînements avaient lieu à huis clos, l'entraîneur a répondu que les journalistes avaient plein d'autres choses à raconter. Inutile, donc, d'essayer de se pencher de plus près sur les préparatifs physiques de l'équipe.
Quant à la zone mixte, "les joueuses sont en sueur, elles doivent vite aller se changer." Belle attention, si la figure paternaliste ne se transformait pas aussi souvent en leader-tout-puissant. Il suffit de voir le regard interrogateur des joueuses (moyenne d'âge, 26 ans) vers Tadici quand une question leur est posée pour comprendre que la liberté de parole n'est pas le point fort de la délégation roumaine. Et, lorsque l'on croise quelques joueuses hors des salles de sport ou de leur lieu d'hébergement, il suffit de jeter un oeil autour pour voir que les membres du staff ne sont jamais loin.

Mais qu'importe pour les joueuses elles-mêmes, puisque le maître-mot du mondial reste la per-for-mance.

Les jumelles Cristaldo: l'avenir du handball paraguayen

Elles représentent parfaitement la fraîcheur paraguayenne, la joie de celles qui découvrent le plus haut niveau et qui ont une énorme faim d'apprendre. Beatriz et Giuliana Cristaldo sont jumelles: elles ont 17 ans, la même taille (1,72m), le même poids (66kg), les mêmes tresses brunes et le même joli sourire.
Le mondial français, même si leur équipe se fait malmener chaque soir, elles le goûtent avec envie: "Ce championnat du monde c'est vraiment le top pour des sportives comme nous, et puis c'est encore plus magnifique car nous sommes les plus jeunes du groupe." Elles comptent sans doute également parmi les moins expérimentées.
Il y a quatre ans, elles jouaient encore au basket dans leur région de Caaguazu, au sud du pays. Elles se font repérer par les sélectionneurs de handball et comprennent la chance qu'elles ont de progresser dans ce sport peu développé au Paraguay. Ce choix est le bon.


Des carrières chacune de leur côté
Les choses s'enchaînent très vite et, il y a un an, les deux jumelles ont finalement dû se séparer pour continuer leur carrière. Direction San Jose pour Giuliana, Emiliano R Fernandez pour Beatriz, deux clubs de l'élite paraguayenne. La séparation a-t-elle été difficile? "Nous nous étions préparées pendant un an", sourit Beatriz. Depuis, leur préparation est soutenue: entraînement le matin pendant deux heures, puis le soir pendant trois.
Et puis, à cet âge-là, on fait encore des études. Les deux soeurs entreront bientôt à l'université d'Asuncion, la capitale, en architecture et en comptabilité.
Giuliana et Beatriz se verront peut-être de moins en moins les prochains temps. Giuliana va en effet faire un test, après le Mondial, pour le club espagnol d'Alcobenda. Mais les jumelles auront toujours la sélection nationale pour se retrouver.

lundi 3 décembre 2007

Le petit poucet kazakh

Pour sa première participation aux mondiaux, le Kazakhstan la joue modeste. Mais il pourrait bien surprendre et poursuivre sa pente ascendante.
En 16 ans, l’ex-république soviétique a rattrapé le temps perdu. Depuis son indépendance, la jeune équipe s’affiche avec fierté. Fini le temps de l’URSS, durant lequel le Kazakhstan était alors dominé dans les compétitions de handball par la Mère-Russie, l’Ukraine et la Biélorussie. Oubliée l’époque des matchs de bas de classement dans les ligues régionales. Terminées les périodes de vache maigre pour la fédération.

Même si le handball n’est pas très populaire, la pratique de la discipline se développe. « Le hand arrive après le foot et le volley, mais on a réussi à développer un championnat professionnel », souligne Mikhail Chekurov, journaliste à Pro-sport. Chaque année entre sept et dix clubs participent à cette ligue nationale.



Avec le développement du championnat, les résultats de la sélection nationale suivent : 2000, début de l’ascension, médaille de bronze de l’équipe junior aux jeux asiatiques ; 2002, victoire en championnat d’Asie ; récidive en 2007. Et pour parfaire leur cv, les joueuses kazakhes décrochent une inattendue médaille d’argent aux derniers jeux asiatiques en 2007. Une performance, qui leur permet de chiper aux favorites sud-coréennes leurs billets pour les Jeux olympiques de Pékin.

Une première, tout comme la participation au mondial. Au regard de ces derniers résultats, le Kazakhstan peut-il encore surprendre ? « Nous n’avons pas d’objectif précis, insiste Lev Yaniev, l’entraîneur, patriarche du hand féminin kazakh puisqu’il officiait déjà du temps de l’URSS. Nous n’avons jamais encore rencontré nos trois adversaires, donc je veux avant tout qu’on se familiarise avec le haut niveau, en vue des JO. » L’équipe a en effet été rajeunie et la moitié seulement du groupe est professionnel. Alors les Kazakhes visent plutôt Pékin que Paris.

samedi 1 décembre 2007

Premières notes tunisiennes


Les handballeuses tunisiennes sont sorties satisfaites de leur entraînement à la veille du match contre la Pologne. "Tout s'est très bien passé. On a révisé l'attaque et la défense. C'était d'autant plus utile que c'était la première fois que l'on pouvait s'entraîner dans la salle où se déroule la compétition", raconte l'ailière Amira Fkih (photo).

Reste à voir si tout se passera aussi bien demain. Verdict dès 15 h, heure du premier jeu du groupe D.

mardi 27 novembre 2007

Nadine Krause et les Allemandes en forme

Quel meilleur signe de la vitalité d'une équipe que la grande forme de sa meilleure joueuse? Les autres handballeuses sont prévenues: Nadine Krause (photo ci-dessous) est en jambes, et avec elle l'ensemble de la Frauschaft.


Krause: 500e but en sélection
Dernier indice en date, la victoire très aisée obtenue hier aux dépens des, certes modestes, Hollandaises (30 à 16). L'arrière gauche allemande, meilleure joueuse du monde en 2006 à 24 ans, a inscrit 6 buts et ainsi atteint la barre des 500 unités en sélection. Une broutille, il est vrai, en comparaison aux plus de 1200 buts de Grit Jurack (ci-dessous)sous le maillot allemand. Jurack est d'ailleurs elle aussi affûtée à cinq jours du début du mondial: hier, elle a trompé à huit reprises la portière hollandaise. Avec cette ultime victoire, les filles de Armin Emrich achèvent leur préparation en demeurant invaincues.


Dans le groupe de la mort
L'Allemagne aura bien besoin de ces deux arrières superstar à leur meilleur niveau puisque les Germaniques se retrouvent dans le traditionnel "groupe de la mort" aux côtés des Coréennes, Ukrainiennes et Paraguayennes.
Une occasion parfaite pour démontrer que le handball féminin outre-Rhin peut à nouveau prétendre au sommet de la hiérarchie internationale après des dernières sorties décevantes (4e de l'Euro 2006, 6e du Mondial 2005, non qualification pour les JO d'Athènes en 2004).

Alexandre Roos

lundi 26 novembre 2007

Les Danoises restent à quai

Elles nous manquent déjà. Incontestablement, les handballeuses danoises sont les grandes absentes du Mondial. Chaque compétition majeure a ses pigeons, ses pauvres soupirants éjectés avant l’heure, alors que leur place semblait déjà préchauffée et accueillante. On pense ici à l’équipe de France de basket, spécialiste du genre, qui ne verra pas Pékin après avoir déjà loupé Athènes.


Les filles du grand Nord sont des reines de discipline depuis 15 ans. Championnes olympiques en 1996, en 2000 et en 2004, championnes du monde en 1997, championnes d’Europe en 1994, en 1996 et en 2002, leur palmarès en est presque effrayant. Véritable sport national, le handball féminin remplit chaque semaine les salles danoises de Slagelse à Viborg en passant par Aarhus. Rien de plus motivant pour les foules que de voir jouer les meilleures joueuses du monde, telle la Norvégienne Gro Hammerseng, la Française Valérie Nicolas ou la Serbe Bojana Popovic.

Mais voilà, les Danoises ont raté leur Euro 2006, s’obligeant à passer par des barrages afin de composter leur ticket pour le Mondial. Jusqu’ici, tout va (encore) bien. Au grattage, les Danoises tirent les Ukrainiennes, nous sommes alors en juin 2007 . Match aller : 30 – 30. Retour périlleux en Ukraine. Et là, c’est effectivement le drame : 28 – 24 pour les Slaves. Katrine Fruelund (photo), Henriette Rønde Mikkelsen, Mette Sjøberg et leurs camarades de jeu ne verront pas la France. Elles valaient pourtant le déplacement.
Mathieu Grégoire